Accompagnements de réfugiés : Rosemarie a accompagné Sarah au Canada

Publié le 09/10/2017
Accompagnement de Réfugiés

En août dernier, Rosemarie a accompagné la petite Sarah d'Addis-Abeba au Canada, où elle a pu retrouver ses parents. Cette petite fille n'était agée que de 10 mois au moment de leur séparation ! Retrouvez son témoignage :

 

Voici la petite Sarah, âgée de 10 mois, avec sa mère avant que celle-ci ne parte au Canada avec les autres membres de la famille en décembre 2015. Elle n’a pas pu partir pour des problèmes de documents administratifs, et elle est restée avec sa grand-mère. Il a fallu plus de temps que prévu aux parents pour pouvoir la faire venir. C’était un moment bref et éprouvant pour une petite fille.

Elle pleurait quand je l'ai prise des bras de sa tante après notre passage aux contrôles de sécurité à Addis-Abeba. C’était angoissant pour Sarah de se retrouver avec une inconnue pendant tout le voyage.

 

Elle est emmitouflée !

 

Avec le temps, elle a pu communiquer avec moi sans crainte.

 

 

Dans la zone d'attente de l'aéroport de Francfort.

Elle était si épuisée. Un repos bien mérité pour reprendre des forces pour le prochain vol.

 

 

Sur le vol Air Canada.Sarah était plus à l’écoute

 

Plus tard, après avoir dormi elle s’est sentie mal. Elle a commencé à vomir, je pensais que c'était dû à la température de l'avion mais ce n'était pas le cas. Je me suis demandée si je devais lui donner ou non des médicaments, et j’ai choisi de ne pas le faire, n’ayant aucune information sur sa santé. J’ai donc agi comme toute mère le ferait quand son enfant est malade : avec beaucoup d’amour et d’attention. Elle était faible mais elle a su traverser cette épreuve.

 

 

Les parents sont venus la chercher à l'aéroport. Au début, Sarah n'a pas reconnu ses parents ni apprécié leurs calins. Il lui a fallu beaucoup d’énergie pour comprendre. J'ai passé plus de temps avec eux pour leur faire connaître son état de santé.

 

Ils ont essayé de faire venir Sarah dès qu'ils se sont installés. Il y a eu quelques tentatives légales mais cela n’a rien donné. C’est seulement lorsqu’ils ont versé le montant demandé par les autorités éthiopiennes que l'espoir est revenu. L’argent n’est que de l’argent, il faut le compter mais il ne compte pas – et ne doit pas compter –quand il s’agit de réunir une famille pour qu’elle soit de nouveau au complet.

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