Philippe Girard, responsable de l’antenne des Ailes du Sourire de Sarlat

Publié le 04/01/2017
Ailes du Sourire, Portraits
Philippe Girard, responsable de l’antenne des Ailes du Sourire de Sarlat

« Je vais certainement vous surprendre en vous disant que j’ai débuté ma carrière à Air France à 15 ans. J’y suis rentré comme apprenti électricien avion. C’était en 1950. Après mes trois années d’apprentissage, j’ai ensuite rejoint les hangars de maintenance où je me suis chargé de l’entretien du Super Constellation.

A 19 ans, j’ai devancé l’appel pour le service militaire en devenant élève pilote de réserve. Suite à ces deux années passées au sein de l’armée, j’ai décidé de passer le concours d’Air France pour devenir pilote de ligne. Admis, j’ai ensuite suivi une formation de deux ans avant d’être lâché copilote en 1958 sur DC3 et Super Constellation.

Une nouvelle vie s’ouvrait à moi qui m’a permis de voler sur des avions mythiques tels que la Caravelle et le Concorde. C’est d’ailleurs sur cet avion que j’ai terminé ma carrière en 1995 en tant que chef pilote. J’ai connu une époque formidable faite de fulgurants progrès techniques.

Lorsque je parle d’aviation, je pense souvent à ma maman née en 1902. Elle me racontait que, quand elle était à l’école communale et qu’elle entendait le bruit de ce qui s’appelait à l’époque un aéroplane, toute la classe sortait pour le voir passer dans le ciel. Décédée à l’âge de 91 ans, elle a donc commencé par observer ces mystérieux objets volants avant de voir son fils aux commandes d’un avion supersonique. C’est tout de même extraordinaire !

Lors de ma carrière de pilote, j’ai également fait de l’instruction. Une période au cours de laquelle j’ai fait la connaissance de Gérald Similowski qui me parlait beaucoup d’Aviation Sans Frontières. J’ai été totalement séduit par sa générosité au point de devenir l’un des tout premiers adhérents de l’association.

Philippe et un groupe après une journée Ailes du Sourire

Mais ce n’est véritablement qu’à l’âge de la retraite que je me suis pleinement engagé à ses côtés. Installé en Dordogne, j’avais rejoint en 1976 l’Aéro-club du Sarladais à Domme. C’est donc tout naturellement là-bas que j’ai décidé d’ouvrir en 2007 l’antenne locale des Ailes du Sourire. Une antenne qui vient de fêter ses dix ans et qui remplit pleinement sa mission en procurant des moments d’évasion aux participants. Quel bonheur de faire voler un enfant autiste, prisonnier d’un mutisme, qui, au retour d’un vol de découverte, saute de joie et embrasse le pilote ! »

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