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Portrait de Claudine, chef-pilote adjoint des Missions Avions

Publié le 02/06/2020
Portrait de Claudine, chef-pilote adjoint des Missions Avions

Comment est-tu arrivée dans ce milieu de l'aérien et quel est ton parcours professionnel avant Aviation Sans Frontières ? 

Je suis dans le milieu de l'aérien depuis toujours, ayant toujours été passionnée par les avions, j'ai passé ma licence de pilote privé dès que j'ai atteint l'âge requis, puis suis devenue pilote professionnelle puis pilote de ligne et instructeur. Parallèlement, je suis devenue en 2005 expert près des tribunaux pour les accidents aériens, et j'exerce également une activité de juriste conseil en droit des transports, qui est la spécialisation de mon cursus universitaire.

Comment as-tu connu Aviation Sans Frontières ? A quel moment as-tu rejoint l'association ?

Je connaissais Aviation sans Frontières de réputation depuis des années, l'association est connue et respectée dans le métier. Au début de l'année 2020, Gérard Feldzer m'a proposé de rejoindre l'équipe ce que j'ai accepté avec grand plaisir.

Quelles missions y mènes-tu ?

Je suis chef-pilote adjoint de la mission avions, où il y a largement assez de travail pour deux cadres pilotes, et je fonctionne en binôme avec Jean-Claude Cuisine-Etienne, que par ailleurs je connais depuis de nombreuses années.
Ma mission sera celle d'un chef-pilote d'une petite compagnie titulaire d'un certificat de transport aérien, allant du contact avec les pilotes et avec nos équipes de Bangui et Bunia où sont basés nos deux Cessna Caravan, aux  contacts avec nos partenaires des Nations Unies.

Peux-tu nous expliquer ton rôle dans la mission de transport des soignants durant la crise du Covid-19 et comment cette opération concrètement s'est déroulée ?  

Gérard Feldzer et toute l'équipe a décidé de monter une opération d'acheminement de soignants d'un bout à l'autre de la France dans le cadre du renfort demandé par les hôpitaux des régions particulièrement touchées par la pandémie, surtout le Grand-Est et la région parisienne. Une plateforme a été élaborée et de très nombreux pilotes et exploitants d'avions nous ont généreusement proposé leurs services pour ce faire. Total et Air BP nous ont fait bénéficier d'une allocation de carburant. Ce grand élan de solidarité est un merveilleux souvenir, de nombreux soignants et les instances de la santé (cellule de crise du Ministère de la santé, ARS, Hôpitaux) nous ont fait parvenir des demandes de transport, ainsi que des soignants individuels. Concrètement, nous avons effectué notre premier transport le 7 avril, j'organisais en amont le choix des opérateurs en fonction de leur disponibilité, du nombre de passagers, du trajet à parcourir, et nous "construisions" les vols avec l'équipe des missions avions, il fallait gérer l'attribution du carburant, les exonérations de taxes, les attestations nécessaires aux uns et aux autres pour se déplacer. Jusqu'au 30 mai, fin de l'opération, nous avons réalisé plus de 400 heures de vol, satisfait à plus de 130 demandes et transporté plus de 400 soignants avec qui les contacts ont été très chaleureux. Ces deux mois d'astreinte intense ont transformé pour moi le confinement en un merveilleux souvenir.

As-tu un souvenir, une anecdote à partager avec nous ? 

Oui, une demande m'a particulièrement marquée : Sylvie et Jean sont un couple d'infirmiers de la région toulousaine; Jean, à la retraite, s'est mis à la disposition de l'hôpital de Mulhouse et au bout de 3 semaines il disposait de 4 jours de repos et nous sommes allés le chercher grâce à un de nos partenaires, et l'avons ramené à Mulhouse après ses jours de repos; un grand moment de solidarité et d'amitié entre ce soignant, l'équipage et notre équipe.

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