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Portrait d'Isabelle, pilote pour les Missions Avions

Publié le 20/06/2019
Missions Avions
Portrait d'Isabelle, pilote pour les Missions Avions

"Avec une maman hôtesse de l'air, le virus de l'aéronautique m'a très vite été transmis ! À 6 ans j'ai découvert ce qu'était un cockpit lors d'un vol vers l'Ile Maurice. J'en suis tombée amoureuse, mon orientation était décidée : je serai pilote.

J'ai eu la chance que mes parents m'aient soutenue en m'inscrivant dans un aéroclub. J'ai ainsi pu prendre mon premier envol seule aux commandes à 15 ans et 2 jours. Ce fut un moment inoubliable !

Après un Bac S et une formation de pilote de ligne, j'ai débuté ma carrière comme instructrice en aéroclub, puis en école professionnelle. Toujours en quête de nouvelles expériences j’évolue en tant que pilote largueur de parachutistes sur Cessna Caravan C208.

Continuant mon chemin aéronautique, mon attirance pour l'engagement humanitaire et mes qualifications m'ont naturellement portée vers Aviation Sans Frontières, pour laquelle je réalise des missions en République démocratique du Congo depuis plusieurs mois. Je suis heureuse de pouvoir contribuer activement à une cause qui me tient à cœur : l’entraide dans le monde.

Cette expérience est enrichissante aussi bien du point de vue professionnel que personnel et je ne remercierai jamais assez Aviation Sans Frontières de me permettre de vivre tout cela.

Pour ma première mission à Dungu, j’y ai retrouvé mon Commandant de Bord qui fut … un de mes premiers élèves quand j’étais instructrice en aéroclub ! Quelle fierté de voir ce qu’il est devenu et quel plaisir qu’à son tour il me forme sur les missions d’Aviation Sans Frontières.

Lors des jours de repos nous allions à l’orphelinat de Dungu tenu par la sœur Angélique. Il y avait environ 45 enfants de tout âge. Ils vivent dans des conditions très difficiles. Nous avons tous une idée de ce que cela peut être, mais de le vivre permet vraiment d’en prendre conscience. Ils n’ont rien et offrent tout. Et le plus important est qu’ils ne perdent jamais leurs rires, leurs sourires et leur joie de vivre malgré ce qu’ils endurent. Lors de la mission suivante je leur ai amené des cahiers, des stylos, des draps, du savon, bref plein de choses utiles pour leur quotidien.

 

Isabelle, femme pilote pour Aviation Sans Frontières avec les enfants de l'orphelinat

 

Quel déchirement lorsqu’il a fallu les quitter pour déménager la base de Dungu à Bunia. J’ai toujours leurs sourires dans mon cœur et il est certain que je ne pourrai jamais les oublier.

Être pilote pour Aviation Sans Frontières représente une incroyable expérience humaine. L’équipage vit ensemble pendant de longues semaines, les changements de pilotes se faisant principalement lors des immobilisations de l’avion pour la maintenance qui est réalisée par des bénévoles à Entebbe en Ouganda. Ces techniciens ne comptent pas leurs efforts pour assurer la fiabilité et la grande disponibilité des 2 avions. C’est d’ailleurs pendant ces maintenances qu’il arrive que les pilotes des deux missions avions (RDC, Centrafrique) se rencontrent. Ce sont des instants précieux de cohésion et de partage entre les deux équipages et les techniciens, tous engagés dans un but humanitaire commun.

La mission à Bunia ce n’est pas que des pilotes, c’est aussi du personnel local au sol, Dieudonné et Raphaël. Deux Congolais extrêmement dévoués à Aviation Sans Frontières et volontaires que je considère comme ma deuxième famille. Alors que Raphaël prend soin de notre avion et nous véhicule, Dieudonné, qui est un ancien pilote, nous assiste dans la gestion et la préparation des missions.

Isabelle avec les équipes locales

Lorsque nous avons déménagé la base sur Bunia, ces deux fidèles partenaires ont été d’une grande aide. De même lorsque nous avons une météo difficile (et c’est un euphémisme en Afrique !) Dieudonné nous permet d’obtenir des informations sur des terrains où l’assistance météo est inexistante.

L’un de mes meilleurs souvenirs de mission jusqu’à ce jour reste la reconnaissance d’une ancienne piste abandonnée depuis plusieurs années. Le projet étant de permettre à nouveau à nos avions d’assister les humanitaires et les populations locales. Ce fut très enrichissant sur le plan humain et technique. Se basant sur des photographies prises au sol et sur les anciennes cartes de la piste, nous sommes allés en vol identifier les obstacles, évaluer les distances et la qualité de la piste avant d’y faire notre premier atterrissage, salué par les habitants du village ravis de nous voir revenir. Le projet continue et il est raisonnable d’espérer que la liaison régulière soit rétablie prochainement. L’avion est le seul moyen sûr d’apporter une aide rapide et de permettre l’évacuation des personnes nécessitant des soins.

 

 

Chaque don à Aviation Sans Frontières est un kilomètre parcouru vers ces populations qui ont tant besoin de nous. Ce n’est qu’en vivant ces missions que je me suis rendue compte de la force et de l’importance de ces dons. Être en contact direct avec les habitants de ces villages isolés, vous fait prendre conscience de l’ampleur de leurs besoins auxquels nous répondons grâce à vous, donateurs. Il n’est pas rare que les passagers viennent nous remercier pour l’aide que nous leur apportons. Ils ne peuvent pas s’adresser directement à vous qui permettez à Aviation Sans Frontières d’assurer ces missions, aussi je me fais leur porte-parole en espérant de tout cœur que vous continuerez à soutenir cette belle association. Merci ! "

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